Home Archives 2018 octobre

Archives du moioctobre 2018

0

La vie aux États-Unis est rythmée par les holidays: au printemps le Memorial Day, puis le 4th of July ou le Labor Day en septembre qui annonce la fin de l’été mais aussi la reprise de la saison de football américain (yay !).

Et quand arrive le mois d’octobre, ce sont des banners flags (bannières décoratives) arborant des tons marrons et orangés qui pavoisent les front porch des maisons américaines. Ces drapeaux se succèdent eux aussi au rythme des saisons : Thanksgiving chassera les couleurs orangées pour être à son tour remplacé par Santa (le Père Noël). Sans oublier la saison sportive qui justifiera une bannière des New England Patriots volant fièrement au vent pendant la saison de foot américain.

En ce début octobre, adultes comme enfants pensent déjà à Halloween (le 31 octobre), « en quoi vais-je me déguiser cette année ? », « Et toi, tu étais en quoi l’an dernier ? ». Au travail ou entre amis, on échange ses idées de costumes, on se lance dans des projets artistiques (beaucoup font leur costume eux-mêmes et on peut en effet parler de projet artistique !), pour que ce dernier fasse fureur lors de la party chez des amis à laquelle on est invité.

Alors oui, Halloween est un big deal Outre Atlantique. Après la fête du Nouvel An en Birmanie, découvrons donc Halloween aux États-Unis.

Trick or Treat 

L’aspect d’Halloween le plus connu, et pratiqué également en France, s’appelle le Trick or Treatingl’activité qui a lieu le soir d’Halloween lorsque des gamins envahissent les rues du quartier pour venir frapper à la porte de leurs voisins avec pour certains un saut, pour d’autres un sac. Objectif : récolter le plus de friandises possibles.

J’ai vécu Halloween aux États-Unis à plusieurs reprises et je dois dire que si je m’en contre-fiche en France, j’adore l’esprit d’Halloween aux États-Unis. Tout d’abord parce que les maisons sont décorées et que certains prennent çà vraiment au sérieux : squelettes à la porte, fantômes suspendus aux arbres ou encore pierres tombales et cimetière dans le jardin.

En réalité, dans mon expérience d’Halloween chez l’Oncle Sam, personne ne frappe à la porte, parce que chez mes amis on attend les enfants dans le driveway (« allée du garage »). On organise une soirée avec quelques amis autour du firepit (« puits de feu »). On échange quelques mots sur les costumes des enfants, les parents se réchauffent quelques minutes avant de reprendre leur quête. En gros, cela se transforme en soirée dehors autour du feu et j’adore ça !

Dans les semaines qui précèdent, on stocke (littéralement) les barres de chocolat (entre autres Reese’s Peanut Butter CupsTootsie RollsTwix ou encore Blow Pops, ces sucettes-chewing-gum dont les gamins raffolent).

Le 31 au soir, assez tôt (car si c’est en semaine il y a école le lendemain), on s’installe donc auprès du firepit, avec des couvertures s’il fait froid (et un chocolat chaud ou un verre de whisky) et on attend. On attend qu’une horde de gamins déguisés accompagnés de leurs parents n’envahissent le quartier. Et Halloween, dans un quartier résidentiel comme celui que je connais, c’est un carton ! Pas moins de 120 enfants viennent nous « piller » dans la bonne humeur !

Même le chien a son costume : un manteau rayé blanc et noir d’arbitre de la NFL (Ligue Nationale de Football américain) ou le maillot bleu numéroté 12 maillot de Tom Brady, le Quaterback des New England Patriots.

Les concours de citrouilles décorées

La décoration de citrouille, une activité très populaire

Mes amis ont pour tradition d’aller dans une ferme de l’état voisin, le Connecticut, pour aller chercher des citrouilles. Pour 40 dollars, on peut remplir une brouette entière de potirons et autres courges : des petites, des grandes, des oranges, des vertes, des jaunes… Bref, le coffre est plein !

Le fruit de notre récolte ira ensuite décorer le porche. Lorsque l’on a des enfants, c’est l’occasion de partager une activité en famille : on sculpte, peint et décore les citrouilles.

On organise même des journées Pumpkin Picking au travail suivi d’un concours de décoration de citrouille avec les collègues (c’est du team building). Même les adultes se prêtent au jeu ! Et eux aussi, ont leurs soirées Halloween.

Aller chercher ses citrouilles à la ferme, ça s’appelle pumpkin hunting en anglais

Les Halloween parties 

Les soirées Halloween, c’est sacré. Si bien que parfois on en a deux le même soir ou deux dans le week-end. Et bien sûr, il n’y a pas d’Halloween Party sans déguisements !

Pour ce qui est des costumes, l’inspiration vient souvent des films d’horreur qui sont synonymes de cette période de l’année ou de l’univers de Disney. Et oui, les personnages de Disney ont la cote : il faut dire que les Américains sont absolument dingues de Disney (c’est effrayant).

Si vous êtes à cours d’idées, un petit tour sur Google et vous trouverez toutes sortes d’idées pour vous « habiller comme » ainsi que tout un tas d’idées originales. Les party stores (magasins de fête) font le plein : on y trouve des pans entiers de déguisements, il n’y a qu’à repérer son numéro et le demander à la caisse.

Jack O Lantern

Des milliers de citrouilles décorées, un spectacle absolument enchanteur

Jack O Lantern, c’est cette citrouille décorée et sculptée qui incarne Halloween. Une lumière vacillante obtenue à la bougie placée à l’intérieur et voilà votre citrouille transformée en lanterne. Imaginez maintenant une balade nocturne entouré de 10 000 citrouilles-lanternes ! Magique.

C’est ce que propose par exemple, le Jack O Lantern Spectacular qui a lieu dans le parc du zoo Roger Williams à Providence dans l’état du Rhode Island : plus de 10 000 citrouilles sculptées, décorées et transformées en lanterne.

Hayrides, Visite de cimetières, maisons hantées

L’idée en ce mois d’octobre, c’est de se faire des frayeurs. Les ados se ruent dans les cinémas pour voir le dernier film d’horreur et on l’embarras du choix pour occuper leurs soirées ou leurs week-ends : visite guidée de nuit (bien sûr) de cimetières hantés ou encore visite de maisons hantées (haunted houses) où vous serez poursuivi par toutes sortes de morts vivants ou de monstres menaçants, parcours dans les bois comme dans les films d’horreur etc.

Sur le même thème, les Haunted Hayrides aux noms évocateurs, Field of Screams ou Tunnel of Terror, sont eux aussi populaires. On se rend dans une ferme pour une ballade de nuit à bord du plateau d’un tracteur ou d’une charrette de foin. Assis sur des ballots de paille, nous nous enfonçons dans la nuit suivant un parcours ponctué d’une mise en scène incluant toutes sortes de créatures (acteurs/ figurants) qui surgissent dans la nuit pour vous faire peur.

Vous l’aurez compris, quelle que soit l’activité choisie, passer Halloween aux États-Unis, c’est bon enfant « and a lot of fun » !

 

0

On a coutume de dire que l’espace touristique se réduit. Pour s’en convaincre il n’y qu’à se rendre sur les sites du ministère des Affaires étrangères ou de l’OMS (organisation mondiale de la santé).
Lorsqu’en 1957, l’URSS lance le premier satellite artificiel autour de la Terre, Spoutnik, s’ouvre une nouvelle ère : celle de la conquête de l’espace qui amène très rapidement à se poser des questions de nature très diverse, dont celles afférentes à la réglementation et au droit de l’espace.

L’espace utilisé pour le bien commun de l’Humanité

Dans cette optique, dès 1959, fut créé un organe spécifique au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies : le Comité pour l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique. En 1963, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait une résolution qui consacrait les principes fondamentaux relatifs à ce nouveau domaine d’activités. Selon ce principe, devenu règle de droit international coutumier, aucun Etat ne peut donc se voir imposer des restrictions ou des conditions par un autre Etat pour accéder à l’espace extra-atmosphérique, l’explorer et l’utiliser conformément au droit international.
En pleine Guerre Froide et pour faire face aux risques de guerre, le Traité sur l’Espace, ouvert à la signature le 27 janvier 1967, entra en vigueur le 1 0 octobre 1 967. Signé par plus d’une centaine d’Etats, il interdit l’aménagement de bases ou d’installations militaires sur les corps célestes et la mise en orbite autour de la Terre d’armes de destruction massive (dont les armes nucléaires).
Depuis les années 70, faute de consensus, aucun traité d’envergure internationale n’a été voté, si ce n’est celui régissant les activités des Etats sur la Lune et les autres corps célestes, entré en vigueur le 11 juillet 1984. Cet accord a été conçu pour assurer sur une base équitable une exploitation ordonnée et sans risque des ressources naturelles de la Lune. Il n’a toutefois été ratifié que par neuf États, les USA et la Russie refusant de le signer.
Pour le moment, certains pays ( en particulier les Etats-Unis ) légifèrent de leur côté pour encadrer les activités émergeantes. Ainsi, en 2004, ils ont publié le Commercial Space Launch Amendments Act, un texte qui organise le tourisme spatial. Mais au niveau international, tout est bloqué. Force est donc de constater, que pendant des années, le droit a pris du retard sur la réalité de l’activité spatiale et notamment en regard du développement attendu du tourisme spatial.

Le tourisme spatial bientôt une realité

Pourtant, il y a urgence : bientôt le tourisme spatial va devenir une réalité et donc de plus en plus de vaisseaux vont emmener des particuliers dans l’espace. Les contentieux impliquant les consommateurs vont inévitablement se multiplier. Sans règlement international, juger de ces affaires sera un vrai casse-tête. Pour trancher, les juges ne sauront pas s’il tout appliquer la législation française, russe, américaine …
C’est pourquoi, depuis la déclaration de l’Organisation de l’aviation civile internationale IOACI) en mars 2016, les choses semblent s’accélérer en matière de vols.

Le droit a du mal à rattraper les progrès de la science

Au fond il y a deux façons de voir les choses. Certains regretteront que l’on cherche par des textes à reproduire dans l’espace ce que nous avons fait sur Terre, c’est-à-dire la volonté de créer des frontières, de tout rendre marchand. D’autres y verront, en revanche, le moyen de pouvoir poursuivre l’aventure, en donnant des garanties aux sociétés détenues par ces milliardaires passionnés par le rêve spatial et qui aujourd’hui investissent dans l’espace.
Il faudrait donc pour cela que le droit international évolue pour permettre de poursuivre cette aventure, mais de manière encadrée et négociée à l’échelle internationale.
Généralement, le droit suit les progrès de la science avec un trop grand retard. Le droit de l’espace n’y déroge pas.
Mais à ce jour l’espace, comme le stipule toujours depuis 1963 l’assemblée générale de l’ONU, reste un espace sans frontières, puisque « l’espace n’appartient à personne et les corps célestes sont à tout le monde ».